Route de La-Bâtie

Evoque l'ancien château féodal de la Bastie-Beauregard
Ouvrage / bâtiment
Description

Cette route doit son nom à l'ancien château féodal de la Bastie-Beauregard qui s'élevait sur une butte de la rive droite de la Versoix à 1,5 km en amont du hameau actuel de La Bâtie. Ce château, construit en 1278 par Pierre de Joinville, co-seigneur de Gex, fut pris et rasé complètement en 1590 - de même que le château de Versoix quelques mois avant - par les troupes genevoises pendant la guerre avec le duc de Savoie. Maintenant, il n 'en reste que quelques pierres dans le verger de la ferme appelée La Vieille Bâtie.

Le hameau qui s'appelle maintenant La Bâtie fut créé vers la fin du XVIIIe siècle avec l'installation d'un martinet, c'est-à-dire d'une forge dont le grand ''marteau à queue''  était animé par la Versoix, par l'intermédiaire d'une roue de moulin.

Le plan des communes de Collex-Bossy et de Genthod, levé par Jean-Robert Mayer en 1829, indique ''Au Martinet'' comme nom du hameau et ''La Bâtie'' pour la ferme à l'endroit du château de la Bastie-Beauregard. 

Plus tard, le martinet fut transformé et devint une papeterie d'une certaine importance qui fut détruite par un incendie au milieu du XIXe siècle. On reconstruisit sur les ruines une parfumerie qui brûla à son tour vers la fin du XIXe siècle. 

A présent, La Bâtie est connue principalement pour le café restaurant du «Rendez-vous des Chasseurs ».

Définition de l'Arrêté du Conseil d'État
A l'artère partant de la route de l'Etraz et aboutissant au chemin de la Loutre.
Anecdote(s)
  • Les Archives d’État ont acquis en 2018 un plan cadastral, également appelé terrier, décrivant le domaine de Joseph Léopold Leconte, vicomte de Nonant-Raray (1824 (?) - 1893) qui est situé pour l'essentiel sur le territoire des communes de Collex-Bossy et de Versoix. Les terres représentées dans ce document de 1885 faisaient partie au Moyen Âge du domaine de la Bâtie-Beauregard.
    Voir document descriptif de l'Association Patrimoine Versoix
  • Il existait quatre bâties aux environs immédiats de Genève et non trois, comme le précisent les registres des Conseils de Genève conservés aux AEG (voir les index de l'édition parue chez Droz, pour les années 1536-1544) : La Bâtie-Beauregard (dite aussi Bâtie-Champion, com. de Colley-Bossy), La Bâtie-Cholay (graphie du DHS, dite aussi Bâtie-Cholex ou Bâtie-Rouelbeau, com. de Meinier), La Bâtie-Meillé (quartier de Plainpalais) et enfin La Bâtie-Villette (com. de Thônex, résidence des seigneurs de Villette). 
    On trouve toutefois une multitude de "château de La Bâtie" dans les départements français voisins de l'Ain, de la Haute-Savoie, de la Savoie et de l'Isère (cf. page homonymie de Wikipedia), qui sont un modèle toponymique savoyard, reste de l'ancien duché de Savoie. Dans ces régions dudit espace savoyard, "bâtie" désigne à l’origine une maison forte ou un château fortifié, puis par extension le site fortifié luimême, doù la répétition de « château de La Bâtie » dans plusieurs lieux. On est donc bien devant un type morphologique et fonctionnel (fortification / maison forte) qui a essaimé dans plusieurs microtoponymes, plutôt qu’un nom unique réemployé par imitation littéraire.
    Contribution 2025-12-15