Promenade Anya-BERGER

hommage à Anya Berger (1923-2018) traductrice, essayiste, critique littéraire et féministe.
Autre Ecrivain·e / journaliste Femme
Description

Cette dénomination rend hommage à Anya Berger (1923-2018) traductrice, essayiste, critique littéraire et féministe.

Née à Harbin en 1923, d’un père russe et d’une mère autrichienne, elle parlait russe, allemand, anglais et français. Après la fuite de sa famille face au nazisme en 1938, elle étudie à Oxford, vit en Inde, travaille pour l’ONU à New York, puis s’installe à Londres, où elle traduit des auteurs majeurs tels que Le Corbusier, Trotsky, Benjamin, Brecht, Marx et Césaire.

En 1962, elle s’établit à Meyrin avec John Berger, dans la première cité-satellite de Suisse. Le mélange d’intellectuels et d’habitants de conditions modestes les séduit ; Anya Berger, qui avait traduit les principaux écrits du Corbusier, est par ailleurs pleinement consciente de vivre dans un immeuble d’inspiration corbuséenne.

Elle reste à Meyrin pendant 46 ans, de 1962 à sa mort en 2018, bien plus longtemps que John Berger. Elle y élève seule ses deux enfants, Katya et Jacob, après leur séparation en 1973-1974, et exerce comme traductrice à l’ONU. Très attachée à la commune, elle y organise des cercles de lecture pour ses enfants et leurs camarades, et anime un groupe du Mouvement de Libération des Femmes (MLF) chez elle et chez des amies meyrinoises. Elle rédige également, au 65, avenue de Mategnin, le texte « Comment je me suis sortie de la merde », destiné à paraître aux éditions Art & Fiction.

Si elle a profondément influencé l’œuvre de John Berger, notamment Ways of Seeing, Anya Berger est aujourd’hui présentée comme une penseuse et une auteure à part entière. 

La publication annoncée de ses textes et de sa correspondance, en anglais et en français, ainsi que la présente dénomination de promenade, visent à faire connaître au grand public cette intellectuelle brillante, son engagement féministe et son lien durable avec la commune.

Définition de l'Arrêté du Conseil d'État
À la voie piétonne reliant la rue De-LIVRON à l’avenue de Feuillasse.
Anecdotes

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