Parc du Bois-de-la-Bâtie
La bâtie ou "bastie", signifie en vieux français le château.
Description
La bâtie, ou "bastie", signifie en vieux français le château. Par extension on parle de "bâtie" pour désigner toute son enceinte fortifiée. Il s'agit ici de la forteresse, élevée au début du XIVe siècle sur l'avancée nord-est du plateau de Lancy, par Gérard de Ternier quand sa famille reçut du comte de Genève la seigneurie de la "Bâtie-Meillé".
Au moyen Age, le Pays de Genève comptait deux bâties en plus de la "Bâtie-Meillé": la "Bâtie-Beauregard" à Bellevue, et la "Bâtie-Cholex" à Roilebot (Meinier). Au XVIe siècle, la Réforme mit fin aux guerres de Château qui se livraient les seigneurs féodaux et les trois bâties disparurent au cours du siècle.
Anecdote(s)
- Il existait quatre bâties aux environs immédiats de Genève et non trois, comme le précisent les registres des Conseils de Genève conservés aux AEG (voir les index de l'édition parue chez Droz, pour les années 1536-1544) : La Bâtie-Beauregard (dite aussi Bâtie-Champion, com. de Colley-Bossy), La Bâtie-Cholay (graphie du DHS, dite aussi Bâtie-Cholex ou Bâtie-Rouelbeau, com. de Meinier), La Bâtie-Meillé (quartier de Plainpalais) et enfin La Bâtie-Villette (com. de Thônex, résidence des seigneurs de Villette).
On trouve toutefois une multitude de "château de La Bâtie" dans les départements français voisins de l'Ain, de la Haute-Savoie, de la Savoie et de l'Isère (cf. page homonymie de Wikipedia), qui sont un modèle toponymique savoyard, reste de l'ancien duché de Savoie. Dans ces régions dudit espace savoyard, "bâtie" désigne à l’origine une maison forte ou un château fortifié, puis par extension le site fortifié lui‑même, d’où la répétition de « château de La Bâtie » dans plusieurs lieux. On est donc bien devant un type morphologique et fonctionnel (fortification / maison forte) qui a essaimé dans plusieurs microtoponymes, plutôt qu’un nom unique réemployé par imitation littéraire.
Contribution 2025-12-15 - Autrefois, les grottes de la falaise de la Bâtie servaient d'entrepôt pour la bière de la brasserie de l'Avenir jusqu'à son rachat par un grand brasseur suisse en 1927. Puis les grottes ont été utilisées comme champignonnières.