Chemin de Roilbot

En référence au marais de Roillebeau
Lieu-dit
Description

"Roilbot" ou "Roillebot" désignait au Moyen Age les terres marécageuses sur lesquelles s'élevaient le château-fort de la "Bâtie-Cholex", près de Meinier. 

Ce mot, décomposé en "Roille" (taper) et en "bot" (crapaud) désigne un lieu où l'on tape les crapauds, souvenir du temps où les manants étaient soumis à la corvée singulière de grapper à coups de gaule d'eau des forêts autour des châteaux, afin que les seigneurs ne soient pas ennuyés par les coassements nocturnes. 

Quant à la présence de ce nom à Chambésy, une hypothèse a été émise: au XIXe siècle, un certain Charles Deville fit construire la première maison sur cette zone marécageuse de la commune. Les villageois, étonnés de ce choix, se moquèrent de lui en lui disant qu'il aurait mieux fait de la construire dans le marais de Roillebeau, d'où il était originaire. L'histoire demeurea dans la tradition orale et l'on baptisa ainsi ce chemin.

Définition de l'Arrêté du Conseil d'État
(lieu-dit) à l'artère connue sous ce nom, partant du chemin de Chambésy et aboutissant au chemin des Châtaigniers
Anecdote(s)
  • Avant d’être prolongé vers le nord, le chemin de Roilbot se terminait en impasse devant le bâtiment agricole de la famille Deville. La prolongation du chemin s'est faite au moyen d’une percée à travers les bâtiments d’exploitation de la ferme (qui subsiste encore et continue d’enjamber la voie publique).
    (Contribution 2023-05-18)